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Lorsque j’ai su que nous irions vivre au Japon quelques temps, je me suis demandé si la barrière de la langue serait un vrai problème. Certaines connaissances m’ont dit « Tu pars au Japon ? Tu vas apprendre le mandarin, alors ? » Euh… non, le chinois et le japonais sont deux langues aussi différentes que l’allemand et le français. Je ne m’étais jamais intéressée au japonais avant. J’ai ainsi découvert qu’il y avait 3 systèmes d’écriture différents. Je me suis dit que je n’en apprendrais qu’un seul et qu’avec l’anglais, je me débrouillerais bien, ça irait. Quelle naïve j’étais !! Maintenant, ça me fait bien rire, et voici pourquoi !

Les Japonais et la langue anglaise

Pour quelqu’un comme moi qui adore les mots et la communication, ça fait déjà tout drôle de se retrouver complètement analphabète en 12 heures d’avion. Vous arrivez à Tokyo et vous ne pouvez lire aucune enseigne, aucune information sur un produit que vous voulez acheter, rien ! Alors vous vous dites que vous allez demander des éclaircissements. En anglais. Mais, j’ai été très surprise en arrivant de voir le niveau des Japonais en langues étrangères. En France, on nous rebat les oreilles avec notre nullité à maîtriser la langue de Shakespeare, mais je peux vous dire qu’il y a pire. Vraiment ! Et que l’on n’a aucun complexe à avoir. Les Japonais globalement maîtrisent mal l’anglais, même les jeunes. Il y a deux raisons majeures à cela.

D’abord, la façon qu’ont les Japonais d’étudier une langue étrangère est très différente de celle que nous avons en France. Dans le métro, on voit des gens étudier l’anglais partout et tout le temps, mais en fait, les Japonais ne le parlent pas, ne l’écoutent pas, ils ne l’apprennent qu’à l’écrit. Et leurs professeurs souvent, s’ils le lisent et comprennent très bien, ne le parlent pas non plus vraiment avec aisance. Et la plupart du temps, quand on demande à quelqu’un s’il parle anglais, il vous répond que non. Deux fois, il m’est arrivé de vexer sans doute un vendeur à qui je disais en japonais : « je suis désolée mais je ne parle pas japonais » et il m’a répondu « mais je vous parle en anglais, là » … Grand moment de solitude… Je n’avais rien compris à son accent, mais alors rien du tout. Certains Japonais, au contraire, ont fait un an d’études en Australie ou aux États-Unis et là, ils sont absolument bilingues avec un super accent.

La seconde raison de leur incapacité à parler anglais est leur immense modestie. Quand ils prétendent qu’ils ne parlent pas anglais, c’est parce qu’ils ne maîtrisent pas cette langue parfaitement. Alors que parfois leur niveau suffirait largement à répondre à votre question. Les Japonais sont extrêmement modestes, du genre à vous dire qu’ils ne savent pas faire du vélo s’ils n’ont pas remporté trois fois le Tour de France ou du Japon. Peut-être ont-ils peur que je sois anglaise, australienne ou américaine et que leur niveau soit inférieur au mien ? Ils craignent en effet de faire des erreurs devant les autres, pour eux, ce genre de situation est très délicat. 

J’ai pu voir l’humilité des Japonais quand par exemple certains m’ont parlé en français et m’ont assuré qu’ils ne se débrouillaient pas très bien, qu’ils avaient étudié la langue de Molière seulement trois ans… alors qu’ils parlaient absolument couramment, comme vous et moi ! Waow ! Cela dit, certains Japonais, même parmi les jeunes, ne voient pas vraiment l’utilité d’apprendre l’anglais. Si cela vous intéresse, cette petite vidéo de 9 minutes vous permettra d’entendre à quoi ressemble la langue japonaise, et vous confirmera le rapport compliqué que les Japonais entretiennent avec l’anglais.

La langue japonaise 

Du coup, je me suis dit qu’il fallait que j’apprenne le japonais. Je suis la seule courageuse de la famille à prendre avoir pris des cours de japonais. C’est une langue très différente du français et des langues latines. À l’oral, ce n’est pas difficile à prononcer, c’est déjà ça. À part leur son « r » qui ressemble à un « l » parce qu’il est très doux, le japonais se prononce à peu près comme le français. Au départ, on m’avait dit que ce n’est pas une langue tonale mais en fait, pour quelques mots, il y a tout de même un ton à mettre. Par exemple le mot « hana » selon le ton signifie « nez » ou « fleur » . Pareil pour le mot « sato » qui veut dire « sucre » ou désigne un nom de famille très courant ici, comme Dupont ou Durand chez nous.

La structure des phrases n’a rien à voir avec le français : pas de singulier ni de pluriel, pas de féminin ou masculin, 2 temps seulement pour les verbes (présent et passé) que l’on met à la fin des phrases, ça pourrait paraître simple. Mais ça ne l’est pas tant que ça : il existe par exemple des particules à ajouter aux mots, selon leur fonction dans la phrase. Mais ça encore, ce n’est pas trop difficile, ça ressemble au latin sauf que là, on ajoute au mot non pas une désinence de déclinaison mais une particule. Dans l’exemple ci-dessous, « o » indique que le mot précédent « kōhī » est COD du verbe.

phrase-japonaise

Ce que je trouve vraiment difficile, c’est qu’il existe plusieurs niveaux de langue, selon à qui l’on s’adresse. 30 mots pour dire « je » au départ, même si on n’en garde que 7 aujourd’hui !… Selon son sexe, son âge, son rang par rapport à son interlocuteur, on n’utilise pas les mêmes formes et parfois, ces formes ne se ressemblent vraiment pas, ce qui n’aide pas l’étrangère que je suis à retenir toutes ces subtilités. Je vous donne un exemple. Le verbe « aller » se dit « ikimasu » si l’on utilise la forme polie. Mais de manière courante, on utilise « iku » . Comme dans mes cours j’apprends surtout la forme polie, dans la rue je ne comprends pas ce que les gens disent entre amis ou au sein d’une famille. Eux comprennent si je leur dis « je vais à tel endroit » mais s’ils me répondent avec un autre niveau de langue, je peux ne rien comprendre du tout à leur réponse…

J’apprends évidemment la langue basique, on est loin de la grande philosophie. Mais même là, je suis confrontée à des trucs incroyables pour la Française que je suis. Par exemple, vous apprenez évidemment à compter. Au moins jusqu’à 10. « Deux » se dit « ni » . Mais quand vous êtes 2 personnes (au resto par exemple) 2 se dit « futari » (qui n’a comme vous le voyez strictement aucun rapport) et si vous voulez 2 plats on dira « futatsu » Mais 2 trucs longs comme des bouteilles, c’est « nihon », 2 trucs plats, ce sera « nimai », deux trucs électroniques « nidai » etc. Les compteurs sont très difficiles pour les européens qui n’ont pas ce type de subtilités dans leur vocabulaire. On compte les animaux différemment encore, selon qu’ils volent ou pas (mais le lapin se compte comme s’il volait, oui oui, au Japon, les lapins ça doit voler, j’vous assure !), et selon leur taille. Bref, vous commencez à comprendre pourquoi je ne parle pas japonais ?

Lors de mon dernier cours, j’ai appris à traduire « porter » en parlant des vêtements. Eh bien accrochez-vous, il y a plusieurs verbes selon que l’habit s’enfile par le haut ou le bas (si, si, j’vous jure !), selon qu’on le pose sur la tête (comme une couronne) ou qu’il la recouvre (comme  un bonnet ou un chapeau). Et pour les accessoires comme une cravate ou des lunettes, c’est encore 2 verbes différents. Au secours !!!

Quand japonais et anglais se mélangent

Plein de mots japonais viennent de l’anglais mais avec une prononciation nippone ce qui donne par exemple « habaa ti » pour « tisane » (herbal tea), ou « tébulu » pour « table » (si on le prononce à l’anglaise), ou encore « kōhī » veut dire « café », de « coffee » en anglais. C’est assez fun ! Ce qui est assez amusant, c’est que les Japonais ne peuvent pas prononcer deux consonnes successives sauf « ts » , alors ils intercalent des « u » entre les consonnes. Par exemple un « blog » se dit « bu-lo-gu » et la chaîne Starbucks se prononce « su-ta-ru-bu-ku-su ». Alors au début, on ne comprend rien mais peu à peu, on « japonise » la prononciation des mots anglais, et ça aide bien.

Certains objets n’étant pas au départ typiquement japonais ont un nom anglais (prononcé à la japonaise) comme « supoun » (la petite cuillère, « spoon »), « naïfu » (le couteau, « knife »). Ça y est, vous commencez à suivre ? Il existe aussi quelques mots qui viennent du français comme les croissants « kurowassan » ou même de l’allemand comme « baito », petit boulot d’étudiant qui vient de « arbeit » le travail. C’est vraiment amusant… au départ, quand on croit encore que ça va être facile… Parce que le pire est à venir…

L’écriture japonaise

Le summum de la langue japonaise, c’est l’écrit, là c’est bien pire que tout ce qu’on peut imaginer, c’est même carrément l’horreur : il existe trois systèmes d’écriture différents qui cohabitent gaiement. 2 syllabaires + les kanji, et tout est constamment mélangé ! Voici un exemple du mot « kawaii » qui veut dire « mignon » dans les trois écritures : 

kawaii-script

On utilise généralement les hiragana pour les mots japonais et les katakana pour les mots d’origine étrangère. Par exemple mon prénom n’étant pas japonais, on ne peut l’écrire qu’en katakana. De même, tous les mots dont j’ai parlé précédemment qui viennent de l’anglais s’écrivent en katakana. Pour les autres, on a le choix entre les hiragana et les idéogrammes que sont les kanji. Pour corser le tout, certains signes se ressemblent horriblement comme le « n » et le « so » en katakana (ou  le « shi » et le « tsu ») : seul le sens du trait, de bas en haut ou de haut en bas permet de les distinguer : 

katakana

Sauf que certains mots japonais, lorsqu’on veut les mettre en valeur, s’écrivent aussi en katakana. Bref, pas simple tout ça ! Dans une même phrase, vous avez toutes les écritures en même temps, que du bonheur ! Il est donc impossible de se contenter d’apprendre un seul système d’écriture car cela ne permettra pas de lire une phrase, a fortiori de la comprendre ! Et je ne vous raconte pas les polices de caractères, certaines sont vraiment impossibles très difficiles à lire. On écrit de gauche à droite, comme en français, même si on commence les livres par la fin par rapport à nous. On peut aussi écrire verticalement. Heureusement, il n’y a pas de majuscules/minuscules et la ponctuation est semblable à la nôtre.

La langue japonaise et moi

Vu mon super niveau en dessin (j’en suis à peu près au niveau bonhomme-têtard quand je m’applique), vous imaginez la difficulté de reproduire des trucs pareils !? Je ne sais donc pas écrire, sauf si j’ai un modèle sous les yeux et beaucoup de temps devant moi.

J’étais super motivée pour prendre des leçons, mais j’ai été obligée d’intégrer des cours du niveau intermédiaire car il n’y avait pas assez de débutants. Et franchement, j’ai souffert car j’avais un an de retard par rapport aux autres. En plus, certains élèves étaient marié-e-s à des Japonais-es et c’était donc beaucoup plus facile pour eux ! Ils savaient tous lire les katakana et les hiragana et connaissaient un bon nombre de kanji, pas moi ! J’ai suivi les cours très assidument mais il aurait impérativement fallu que je travaille beaucoup pour me rappeler tout le vocabulaire que l’on voit en une heure et demie ! À la fin de la séance, voilà un exemple de ce à quoi ressemble le tableau d’un de mes cours (ici sur la famille) :

cours-japonais

Au début, la prof écrivait la prononciation en alphabet romain, ça aide, mais je n’avais même pas le temps d’écrire les caractères japonais que déjà, on passait à la suite… Merci de compatir et de souffrir avec moi ! Bon, sans compter que pour dire des trucs tout simples genre « merci », il faut dire des mots très longs « aligato gozaïmasu » et que très souvent, on utilise plutôt le mot « désolé-e ». pour dire « merci ». Parce qu’implicitement cela signifie « merci, je suis désolé-e de la peine que vous avez prise pour moi ». Enfantin, non ?… 

Or je n’ai pas le temps de travailler mes cours, ne parle jamais japonais, ni à la maison, ni au travail, ça n’aide pas. En plus cette année, pour des raisons d’emploi du temps, je ne peux plus suivre mes leçons… et je vais perdre le tout petit peu que j’avais appris…Pour ceux qui travaillent en japonais, je pense que ça peut aller très vite, l’immersion, y a que ça de vrai !

Mais ce qui est extraordinaire, c’est qu’en fait, il est assez facile de vivre au Japon sans en parler la langue. J’ai des collègues gaijin comme moi qui habitent ici depuis plus de 10 ans et qui ne savent rien dire en japonais. Comment est-ce possible ? Eh bien tout simplement parce que les Japonais sont adorables et qu’ils font tout pour vous aider ; ils peuvent aller chercher dans un magasin, 4 étages plus haut, la seule personne qui parle anglais pour vous venir en aide, ça m’est déjà arrivé. 

Allez, pour finir, comme vous avez eu la patience de lire cet immense billet, je vous raconte une petite anecdote qui s’est produite l’an dernier. J’emmène ma fille chez le médecin japonais du coin. Elle tousse depuis plusieurs jours et j’ai appris à dire « toux » : « seki ». Sauf qu’arrivée devant le toubib (qui ne parle que japonais) je me trompe d’une syllabe et lui dis : « suki » ce qui veut dire « aimer, amour ». Il m’a regardé l’air surpris, a souri et m’a corrigée : « seki ? » Gloups… Voilà comment j’ai fait à l’insu de mon plein gré une déclaration d’amour à ce pauvre médecin : « je t’aime » au lieu de « elle tousse »… Quelle honte ! Autant vous dire que je n’ai jamais remis les pieds chez ce docteur ! Et vous, avez-vous eu du mal à apprendre une langue étrangère ?

すごい, non ?

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32 commentaires sur “Comment communiquer au Japon ?

  • 13 décembre 2016 à 9 h 45 min
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    Oh la la, tous ces mots différents pour signifier une seule chose en français ça doit être l’horreur ! Je savais déjà qu’il y avait plusieurs alphabets en japonais (merci les mangas), mais je ne savais pas que c’était aussi complexe ! Je comprends mieux pourquoi le japonais est si dur à apprendre ^^

  • 13 décembre 2016 à 10 h 00 min
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    Je pense qu’on doit pouvoir se débrouiller pas trop mal si on est vraiment immergé dans la langue (et si on prend des cours aussi, ça aide !) mais ce n’est pas une langue facile, c’est sûr ! Cela dit, le français non plus avec nos nombreux temps, nos genres etc…

  • 13 décembre 2016 à 10 h 34 min
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    Ma conclusion est que le japonais est loin d’être une langue facile. Chapeau pour les étrangers qui arrivent à le parler et l’écrire !! Petite question : on parle le japonais ailleurs que dans ce pays ?
    Je vais souvent en Algérie dans la famille de mon mari. J’ai la chance que tous parlent français mais quelquefois les échanges peuvent se faire en arabe. Je saisis quelques mots mais impossible pour moi de les prononcer 😉 Quant à l’écriture n’en parlons pas !!

  • 13 décembre 2016 à 10 h 58 min
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    Le japonais n’est parlé qu’au Japon, mais ça fait quand même pas mal de monde. Pour l’arabe, je trouve l’écriture magnifique, ces arabesques sont des oeuvres d’art à elles toutes seules, mais je ne connais pas cette langue. Une ancienne collègue, dont le mari est égyptien m’expliquait qu’il existe un grand nombre de dialectes selon les pays, sans parler de l’arabe littéraire. Je pense que c’est une langue très difficile aussi, mais elle a l’avantage d’être parlée davantage dans le monde…

  • 13 décembre 2016 à 20 h 15 min
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    et bien je ne savais pas aussi compliqué
    c est vrai que quand on n utilise pas 1 langue on perd
    moi à mon modeste niveau j avais appris le portugais avant mon départ pour le Brésil
    j ai tout oublié 1 an après
    je me suis retrouvée à Porto comme si je débutais grrr
    tu as définitivement lâché l affaire ??

  • 13 décembre 2016 à 20 h 36 min
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    C’est ça, si on ne pratique pas, on perd presque tout (mais ça revient quand même vite). Je ne connais pas le portugais, mais le vocabulaire me semble plus facile car c’est une langue latine. Cela dit, je ne sais pas du tout si la grammaire portugaise est difficile ou non. Pour le japonais, il faudrait que je profite de vacances pour m’y remettre mais je crains de n’avoir pas vraiment le temps avant cet été. Si l’an prochain mon emploi du temps le permet, je reprendrai peut-être des cours…

  • 13 décembre 2016 à 21 h 06 min
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    Encore un article vraiment instructif et tu es vraiment courageuse d’apprendre cette langue!
    Bisous à toi et à plus sur nos blogs respectifs!

  • 13 décembre 2016 à 21 h 08 min
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    Oh tu sais, ce n’est pas du courage, je trouve normal d’essayer de parler la langue de son pays d’accueil, mais ça reste une langue un peu compliquée pour moi… À bientôt !

  • 13 décembre 2016 à 21 h 09 min
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    Wahou ! Merci pour cet article très complet ! J’ai acheté des bouquins pour m’y mettre mais j’avoue que l’apprentissage des kanjis etc me décourage avant d’avoir essayé haha. J’ai beaucoup aimé ta petite anecdote avec le médecin 😛

  • 14 décembre 2016 à 1 h 13 min
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    Oh les kanji, c’est très difficile pour moi (je n’ai pas encore appris dans mes cours). J’arrive à repérer ceux que je vois très souvent comme l’entrée ou la sortie des stations de métro par exemple, mais parfois je sais ce que ça veut dire en français, mais pas comment ça se prononce ! Quant à mon anecdote chez le médecin, c’est la honte. Une autre fois, j’ai demandé à une dame dans un magasin si la boîte que je tenais contenait bien du thon et elle m’a regardée sans rien comprendre. Je me suis rendu compte ensuite que je m’étais trompée d’une syllabe maguro (le thon)/meguro (nom d’une station de métro)… Je suis passée pour une débile 🙂

  • 14 décembre 2016 à 3 h 14 min
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    Je me suis régalée à la lecture de cet article, merci d’avoir pris le temps de nous expliquer tout ça ! J’ai appris plein de choses 🙂 Je savais le japonais difficile, mais pas à ce point quand même… On ne t’en voudra pas si tu ne parviens pas à l’apprendre 😉

  • 14 décembre 2016 à 8 h 16 min
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    Merci Sophie ; pour la prochaine expat, j’espère que la langue du pays d’accueil sera plus simple à apprendre 😉

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  • 14 décembre 2016 à 9 h 20 min
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    Ah ah ah je pense que mes amis qui sont partis depuis quelques jours au Japon pour y vivre vont être bien surpris par la difficulté. Ils ont commencé à apprendre le Japonais avec la méthode Assimil il y a quelques semaines, je me demande quels résultats ils ont. Ils sont plutôt doués pour les langues car ils en parlent déjà trois (ils sont chercheurs et sont amenés à beaucoup bouger dans le monde) mais celle ci est tellement différente.
    En tous cas j’admire le fait que tu tente de l’apprendre un peu tout de même, ça à l’air d’être un sacré casse tête.

  • 14 décembre 2016 à 9 h 28 min
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    Disons que si tes amis travaillent avec des Japonais, ils vont progresser très vite (il semble qu’en un an, on soit vraiment capable de bien se débrouiller). Ma difficulté, outre celle de la langue elle-même, est que je ne pratique pas… En France, j’avais regardé un peu la méthode Assimil, mais je trouve toujours que les phrases sont un peu… dépassées ou non prioritaires. Par exemple je me souviens qu’il était question dans les premières leçons d’expo de Picasso, or je trouve qu’il y a des phrases et du vocabulaire plus urgent que la peinture cubiste française 😉 Ils sont à Tokyo pour longtemps ?

  • 14 décembre 2016 à 10 h 01 min
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    Ca fait longtemps que je vois tes articles sur FB, mais je n’avais jamais pris le temps d’aller sur ton blog. J’ai eu tort, car j’aime beaucoup tes articles ^^ J’avais déjà entendu aprler de la complexité de la langue japonaise, notamment pour m’y être un tout petit peu intéressé, mais cela dépasse largement ce que je savais ^^’ Je ne sais pas si tu aimes ou si tu as le temps, mais pourquoi ne regarderai tu pas des animé en japonais sous titré français ou anglais ? cela pourrait t’aider à garder un peu le ce que tu sais déjà ^^
    Bon courage en tout cas pour l’apprentissage de cette belle mais difficile langue ^^

  • 14 décembre 2016 à 10 h 18 min
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    Merci pour ton message ! En fait, je n’ai pas la télé et je n’aime pas beaucoup les anime. Faudrait que j’essaie à nouveau, certains pourraient quand même me plaire. Mais pour que ça fonctionne, il faudrait que je regarde très régulièrement des émissions en japonais, ou que j’écoute la radio. Malheureusement le temps me manque. Déjà, si je commençais par relire mes cours… 😉 Mais je ne désespère pas. Et comme je sais commander un verre de vin, c’est l’essentiel ! ^^

  • 14 décembre 2016 à 13 h 02 min
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    Ils sont à Tokyo pour un contrat d’un an à l’université pour l’instant. Mais je pense que le travail s’effectue surtout en anglais (surtout qu’ils sont chercheurs en mathématiques), ils veulent surtout apprendre par curiosité mais j’espère pour eux qu’ils pourront pratiquer. Effectivement, ils pratiquaient la méthode Assimil chez moi avant de partir et il semblerait que les premiers cours parlent de musée et de manger des oeufs…

  • 14 décembre 2016 à 13 h 11 min
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    Alors le japonais sera utile pour leur vie quotidienne. S’ils veulent vraiment parler la langue, le mieux (c’est ce que l’on m’avait conseillé aussi mais je n’en ai pas eu le temps), c’est de prendre des cours intensifs. Mais ils auront peut-être mieux à faire. C’est drôle, j’ai connu une japonaise dont le père était aussi chercheur en maths à Osaka et qui avait fait un an de recherches à la fac en France. Elle a fait des études de maths aussi mais j’ai perdu sa trace et essaie (en vain pour l’instant) de la retrouver.

  • 14 décembre 2016 à 16 h 40 min
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    Bonjour,
    Je suis tombée sur ton blog un peu par hasard, et je voulais te remercier pour tes articles sur le Japon en particulier (mais aussi le partage de tes lectures) ! Je les trouve très intéressants 🙂
    J’avais essayé d’apprendre le Japonais toute seule (par simple curiosité, je ne pense pas y aller un jour, sauf en tant que touriste pour quelques jours), et j’avoue avoir abandonné plus ou moins à la leçon où on apprend les nombres et le nombre de façon quasi infini de compter…:oops:
    Bref, merci encore et bonne continuation 🙂

  • 14 décembre 2016 à 18 h 15 min
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    Oh merci pour tes compliments, ton message me fait très plaisir ! Je vois donc que je suis loin d’être la seule à peiner avec l’apprentissage de la langue japonaise 😉 J’espère que les prochains billets continueront à te plaire, à bientôt !

  • 14 décembre 2016 à 18 h 48 min
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    Article très intéressant ! Tu es aussi douée que moi en dessin ahahah ! Comme tu dis, l’immersion y a que ça de vrai. Quand je pense aux adolescents qui arrivent en France et suivent des cours ordinaires au collège et qui en quelques mois sont capables d’énormes progrès, je suis admirative.

  • 15 décembre 2016 à 11 h 17 min
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    Tu as raison, ils sont impressionnants ces jeunes qui apprennent si vite le français (qui est loin d’être la langue la plus facile du monde !) ou une autre langue. Mais bon, pour moi en tout cas #enmodeméméquisassume, le japonais, c’est pas facile, j’aurais dû commencer plus tôt !

  • 16 décembre 2016 à 14 h 21 min
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    Très sympa ton billet ! J’ai passé quelques jours à Tokyo, il y a quinze ans, et je partage ton premier constat : peu de gens parlent ou osent parler anglais, on se sent analphabète en ne comprenant rien et en se fiant uniquement aux dessins… Je n’ai pas tenté d’apprendre la langue, j’ai juste retenu quelques expressions qu’effectivement je ne trouve pas dures à prononcer, je connaissais l’existence des 3 alphabets mais j’étais loin de me douter de toutes ces subtilités !
    Ca doit être passionnant d’essayer de connaître cette culture, à défaut de réussir à parler parfaitement !

  • 16 décembre 2016 à 14 h 38 min
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    Merci ! Eh bien je vois qu’en 15 ans les choses n’ont pas beaucoup changé alors ! C’est vrai que la culture japonaise est fascinante mais j’ai bien compris que je ne saurai jamais parler correctement le japonais. Pas grave, tant que je sais commander une bière au resto 😉

  • 17 décembre 2016 à 8 h 44 min
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    J’ai beaucoup aimé ce billet que j’ai trouvé très interessant. Ça ne doit pas être facile tout les jours !

  • 18 décembre 2016 à 13 h 02 min
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    Merci pour ton commentaire ! Non, ce n’est pas facile, il y a quelques situations délicates, mais globalement ça va, j’ai survécu jusqu’ici. Cela dit, je trouve très dommage de ne pas arriver à me débrouiller mieux.

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