Un jour ou l’autre, il faut bien se rendre chez le médecin. Les cabinets médicaux s’appellent tous « cliniques » ou « hôpitaux ». Donc si on vous dit que Machin est à l’hôpital, ne faites pas une attaque, il est peut-être juste allé faire une visite de routine chez son généraliste. 

medecine-japon

La première fois que j’ai eu besoin d’y aller, je me pointe comme une fleur au cabinet d’une dermato un samedi matin pour convenir d’un rendez-vous. L’extérieur du cabinet ressemble à une maison, il n’y a pas de plaque comme chez nous, mais des inscriptions en kanji peintes en couleur verte sur le mur.

Peu sûre de moi, j’entre donc quand même dans la « clinique » et là, oh, surprise, il faut se déchausser ! Dans les maisons, japonaises, c’est absolument obligatoire, mais chez le docteur, j’avoue que je suis surprise. Mais bien entendu, je m’exécute : il y a des chaussons en plastique prévus pour les patients. Dans la salle d’attente, microscopique comme il se doit, il y a beaucoup de femmes avec leurs bébés ou jeunes enfants ; du coup, je me mets à douter : et si c’était une dermato spécialisée en pédiatrie ?!… Mais une secrétaire me dit «  Chotto matte kudasaï » (« un instant s’il vous plait »). Elle revient avec une femme qui parle un anglais parfait et me propose de patienter, je vais être reçue dans la matinée, je n’en reviens pas ! En France, si on appelle un spécialiste en juin on vous propose un rendez-vous en décembre… de l’année suivante !

Au fond du cabinet, j’aperçois mon interprète de tout à l’heure qui avec ses collègues, fabrique des préparations comme dans une pharmacie. Le médecin me reçoit ensuite : elle a une soixantaine d’années, porte un masque et parle un peu anglais. Elle ne ferme pas la porte de son cabinet, mais cela ne semble surprendre personne. Moi je trouve cela très étonnant. Quid du secret médical ? Chez d’autres toubibs, il n’y a qu’un simple rideau. Cela dit, j’y allais pour une simple allergie, ce n’était pas bien grave mais quand même, cela m’a interpelée. À la fin de la consultation, le médecin me donne des échantillons de crèmes variées, je prends un autre rendez-vous et je paie (environ trente euros avec les produits). Trois semaines plus tard, j’y retourne pour faire le point. Elle me redonne tout un tas d’échantillons et je rentre chez moi. La seconde visite n’a coûté que l’équivalent de 10 euros, crèmes comprises !

En France, dans ma province paloise, il faut au moins 8 mois pour avoir un rendez-vous chez un opthalmo par exemple. Naturellement, votre emploi du temps change 36 fois entre-temps, vous avez une réunion imprévue, et vous oubliez votre satané rendez-vous que vous avez mis si longtemps à obtenir ! Au Japon, pour une simple visite de contrôle, on m’a proposé un rendez-vous pour… le lendemain, alors qu’il n’y avait aucune urgence. Qui dit mieux ?

La consultation

J’ai eu l’occasion d’aller plusieurs fois chez des médecins japonais différents et certaines choses m’ont frappée. D’abord, la plupart d’entre eux parlent rarement anglais (moi qui croyais que toutes les publications scientifiques étaient écrites dans la langue de Shakespeare !) et sont très lents par rapport à certains médecins français qui vous expédient en trois minutes chrono ça-fera-trente-euros-payez-à-ma-secrétaire. Ils ont tous au moins une assistante, vous n’êtes quasiment jamais seul-e avec le médecin.

Ensuite, ils ont un rapport au corps… surprenant. Par exemple j’avais eu l’an dernier un problème à l’épaule : le médecin a dû me faire une injection et, alors que je portais un caraco sur mes sous-vêtements, il a aussitôt demandé à son assistante de me couvrir tout ce qui était hors zone de la piqûre qu’il s’apprêtait à me faire… Quelle pudeur ! Une de mes collègues m’a raconté que les médecins de l’hôpital où elle devait se faire opérer ont réussi à la mettre à poil sans que l’on puisse apercevoir un centimètre carré de sa peau, en utilisant des draps pour la couvrir et en passant par dessous. Incroyable, non ? De même, j’ai actuellement une bronchite qui traîne depuis un sacré moment. J’ai vu deux médecins différents et aucun d’eux ne m’a auscultée. Même pas un p’tit coup de stéthoscope à travers le tee-shirt, rien ! Pourtant, lors de la seconde visite, j’ai précisé que j’avais déjà été traitée avec antibiotiques et tout le toutim trois semaines avant et que le premier traitement n’avait donc pas été terriblement efficace, mais rien, il ne m’a pas touchée. Si vous ne voyez plus d’articles sur le blog prochainement, les gars, c’est que j’avais sans doute une pneumonie mais évidemment on n’a pas pu la détecter sans examen clinique… Je trouve ça peu professionnel.

Un autre point qui m’a surprise, c’est le peu de technologie des cabinets d’ORL (j’en ai fait trois différents quand même, et pas dans la pampa, à Tokyo, s’il vous plaît) : on se croirait dans les années 70 en France, les appareils sont très archaïques et pour une angine, on vous propose un badigeon du fond de la gorge, chose qui ne doit plus se faire en France depuis un bon demi-siècle. Remarquez si ça soigne, c’est l’essentiel, mais en entrant dans ce genre de cabinets, on a l’impression de faire un voyage dans le passé.

Pour les autres spécialistes, je n’ai pas eu autant ce sentiment. Voici par exemple le cabinet d’un ophtalmo. Remarquez les petits paniers pour déposer ses affaires personnelles : il y en a dans tous les cabinets et c’est très pratique pour y mettre son sac, son manteau etc.

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Autre chose que je trouve extrêmement pratique, c’est que si des examens complémentaires sont nécessaires, ils sont faits sur place et immédiatement, qu’il s’agisse d’une IRM, une radio, une prise de sang, une analyse d’urine. Pas besoin de reprendre rendez-vous, de revenir etc. Chaque médecin a généralement dans son cabinet le matériel nécessaire pour faire lui-même les examens dont il a besoin.

Le médecin vous demande souvent si vous avez de la fièvre et fournit un thermomètre. Il semble (mais je n’en ai pas de preuve, si un médecin passe par là, qu’il nous fasse savoir) que les Japonais aient une température du corps plus basse que celle des occidentaux (entre 35 et 36°), si bien qu’à 37,5° au Japon on considère que vous avez une fièvre de cheval…

Bien-sûr il existe aussi des médecins français, qui travaillent comme en France, c’est-à-dire qui vous examinent vraiment, mais le prix de la consultation n’est pas le même…

Les médicaments

Les traitements nécessitent souvent des médicaments. On les achète dans des pharmacies ou dans des drugstores où certains sont en vente libre comme le paracétamol. Le truc trèèès tendance apparemment au Japon, ce sont les patchs. Il y en a de toutes les tailles et avec des dosages différents, mais tous délivrent un produit pour les problèmes de douleur musculaire ou autre.

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Le médecin adore prescrire des patchs, alors qu’en France, je n’ai jamais vu ça. C’est ce qui m’est arrivé dernièrement : je me suis fait une entorse et on ne m’a donné que des patchs, mais aucun anti-douleur oral. J’en ai un stock à la maison, car un patch est dix fois trop grand pour un seul doigt, donc je les ai recoupés. Ça chauffe quand vous les appliquez (en général pour toute la nuit) et ça… ne fait pas grand chose, je trouve. D’ailleurs la pharmacienne m’a dit elle-même en voyant mon doigt très gonflé m’a dit que le patch prescrit n’allait peut-être pas se révéler très efficace. J’ai apprécié la litote.

Peut-être est-ce dû au dosage. Il faut savoir en effet que les médicaments japonais sont très peu dosés par rapport à la France. On ne trouve pas, par exemple de paracétamol dosé à 1 gramme. Du 300 mg, c’est déjà beaucoup au Japon.

Le gros avantage des médicaments ici, c’est que comme dans bon nombre de pays (mais hélas pas encore en France), on ne vous les délivre qu’au compte-goutte. On ne vous donne que ce qui a été prescrit par le médecin, au comprimé près. Au moins, vous ne risquez pas faire une overdose, et votre pharmacopée personnelle n’est pas encombrée de gélules ou autres cachets qui ne vous serviront plus jamais : pas de gaspillage ! Le second avantage quand vous allez chercher votre ordonnance, c’et qu’on vous imprime une feuille sur laquelle est récapitulée l’ordonnance… avec les photos des cachets !

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Vous imaginez ce que ça veut dire, pour une analphabète comme moi ? C’est tout simplement génial : vous savez que la petite pilule blanche c’est matin midi et soir et que le gros truc impossible à avaler c’est pendant 5 jours seulement etc. Super pratique !

Bon allez, pour finir, je vous raconte une petite anecdote. Je vous avais déjà parlé de ma honte absolue chez le médecin à cause de mon piètre niveau de japonais. Eh bien une autre fois, je voulais des pastilles pour la gorge et une collègue m’avait noté en japonais les beaux kanji qui correspondaient à ce que je voulais. Toute contente parce que certaine d’être bien comprise, j’arrive dans une pharmacie en brandissant mon post-it. La dame n’a pas pu s’empêcher d’éclater de rire : j’étais dans une pharmacie… vétérinaire et on sait à quel point les animaux sont importants au Japon… Grand moment de solitude… 

Si vous cherchez un médecin à Tokyo, voici un site qui peut vous être fort utile (c’est un moteur de recherche selon la langue parlée par le médecin et l’emplacement de son cabinet à Tokyo).

Alors la médecine au Japon, すごい, non ?

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30 commentaires sur “Le médecin au Japon

  • 21 février 2017 à 12 h 54 min
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    C’est effectivement pittoresque ces moeurs médicales d’ailleurs… Les médecins occidentaux installés par chez nous ont un jugement sans appel sur les sous-dosages systématiques pratiqués par les médecins asiatiques (japonais, mais aussi chinois, malais, etc.) : c’est n’importe quoi (surtout pour les antibiotiques d’ailleurs, pas d’effet thérapeutique adéquat et en plus ça développe les résistances aux antibios…). Peut-être devraient-ils tous se mettre à l’anglais et à la lecture des revues médicales américaines ? 😉

  • 21 février 2017 à 18 h 53 min
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    Je ne savais pas que les médecins occidentaux avaient un jugement aussi dur à l’égard de leurs homologues asiatiques car je n’ai jamais eu l’occasion d’en discuter avec eux. Mais c’est vrai que ma dernière antibiothérapie n’a pas été très efficace. Ici les antibios c’est trois jours contre une semaine en France. Ceci explique sans doute cela… J’ignorais qu’en Chine c’était pareil. Et la médecine chinoise, tu as essayé ?

  • 21 février 2017 à 19 h 39 min
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    Donc si je comprends bien, on te file des médicaments sans vraiment t’ausculter, c’est pas très rassurant tout ça 😉 Par contre pas de gâchis de médocs, mieux qu’en France !

  • 21 février 2017 à 22 h 55 min
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    C’est exactement ça ! Du coup, ça fait vraiment bizarre et on ne peut pas s’empêcher de penser que le médecin pourrait passer à côté de quelque chose…

  • 22 février 2017 à 3 h 45 min
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    Article super intéressant encore une fois ! Je me suis demandée si le fait qu’on trouve peu de médicaments avec un fort dosage vient du poids plume des japonais ? En tout cas, je retrouve des similitudes avec les US encore une fois, comme la pudeur, les quantités de médicaments données précisément, les cabinets équipés de labos ou encore les rdvs presque dans la journée… Par contre la grosse différence… c’est le prix !

  • 22 février 2017 à 4 h 02 min
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    Merci Sophie ! Moi aussi je me suis posé la même question, mais les médecins te demandent ton poids, donc je suppose que c’est pour adapter le traitement ? Pour le prix, c’est sûr qu’aux USA ce doit être l’horreur ! Au Japon, si tu vas voir des médecins locaux, tu ne te ruines pas trop 🙂

  • 22 février 2017 à 9 h 24 min
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    Merci pour cet article! C’est super interessant de comparer avec toi… Finalement, il y a pas mal de points commus, je trouve: les medecins evitent de nous toucher (au besoin ce sont les infirmieres assistantes qui le font pour eux), on prend tous les rendez-vous dans les hopitaux et on voit les specialistes tres rapidement, et on nous donne les traitements au comprime. En revanche, je trouve qu’ils donnent beaucoup trop systematiquement d’antibiotiques, sans confirmation d’infection (l’absence d’examen physique n’aide pas). Ca m’embete pour les risques de resistance (et du coup on ne prend presque jamais nos antibios, en fait). Vous avez pareil, chez vous?

  • 22 février 2017 à 10 h 03 min
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    Je vais avoir un peu de mal à te répondre parce que parfois, je ne sais pas trop ce que les médecins me prescrivent !.. mais je leur fais somme toute confiance puisque je prends mon traitement 😉 Je n’ai pas l’impression qu’on me propose si souvent des antibiotiques, et on nous demande aussi si on est d’accord pour prendre des génériques. Je suis bien d’accord avec toi sur le fait que les antibios à tout va, ce n’est sans doute pas la meilleure option pour apprendre à notre corps à lutter, et je comprends bien ta réaction de ne pas les prendre.
    Pour ce qui est du contact avec le patient, c’est dingue, je pensais au départ que c’était lié à la grande pudeur des Japonais mais en fait, c’est un peu pareil partout en Asie (je n’ose pas imaginer comment ça doit être chez le gynéco :D)

  • 22 février 2017 à 10 h 53 min
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    Alors là ta dernière anecdote m’a fait hurlé de rire. Je suis sûre que ça pourrai m’arriver. Bon comme d’habitude ton article était très intéressant. C’est fou le nombres de choses qui font nous sentir que la culture est différente lorsque l’on est à l’étranger, surtout des petites choses auxquelles on ne pense pas avant d’être sur place.

  • 22 février 2017 à 15 h 00 min
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    C’est pas gentil de se moquer !… 😀 Non mais je te jure, je ne suis pas douée quand même ! C’est vrai que ces petits riens de la vie de tous les jours prennent une importance parfois très grande quand on se retrouve à l’étranger. Quand on est de passage comme touriste, on ne se rend pas compte de tout ça, avant je n’y faisais pas vraiment attention, mais maintenant, quand je visite un endroit, je me demande davantage qu’avant comment ça doit être d’y vivre vraiment. 🙂

  • 22 février 2017 à 15 h 43 min
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    Très instructif …..fais très attention à toi Biz

  • 22 février 2017 à 16 h 31 min
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    Merci pour ton message, mais ne t’inquiète pas, on prend soin de nous. Gros bisous ! <3

  • 22 février 2017 à 17 h 25 min
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    Encore un exemple flagrant de nos différences culturelles ! Je pense que les japonais doivent être encore plus surpris lorsqu’ils sont en France et encore plus mal à l’aise face aux médecins… on ferme la porte et on nous demande de nous mettre en petite tenue^^^ Bref, un article très intéressant ! On n’imagine vraiment pas comment cela se passe ailleurs 😉

  • 22 février 2017 à 19 h 33 min
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    Oui tu as raison, les pauvres Japonais qui doivent consulter un médecin en France doivent se sentir très mal à l’aise ! C’est vrai que dans les petites choses du quotidien, il y a beaucoup de différences. 🙂

  • 22 février 2017 à 19 h 42 min
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    C’est rigolo que les Japonais aient une températures plus basse que la nôtre ^^
    Ta petite anecdote concernant la pharmacie vétérinaire m’a bien fait rire aussi, et du coup soigne toi bien :p

  • 22 février 2017 à 22 h 38 min
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    Oui, mais comme je l’ai écrit, je ne sais pas si c’est vrai, mais dès qu’on a plus de 37,5, les médecins prescrivent quelque chose pour faire tomber la fièvre ! Je me suis bien soignée, merci, en changeant de climat pour les vacances 😉

  • 23 février 2017 à 12 h 58 min
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    Ça me paraît bizarre que les Japonais aient une température plus basse que la nôtre. N’est-ce pas les thermomètres qui seraient réglés différemment ?
    Bref, en tous cas, article very intéressant, comme d’habitude !

  • 23 février 2017 à 16 h 48 min
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    Oui moi aussi je trouve ça curieux mais si un médecin passe par ici, il nous dira peut-être ce qu’il en est réellement. Je ne pense pas que les thermomètres soient réglés autrement, en tout cas ils ont la même tête que les nôtres 😉

  • 24 février 2017 à 1 h 40 min
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    En Chine c’est pareil tous dans un hôpital et tu peux être pris dans la journée même ce qui est quand même plus pratique qu’en France ! Mais bon mon propre médecin me manque car il me connait, il sait comment je fonctionne alors que le fait de changer de médecin à chaque fois et de tout marquer sur un petit livre enfin bon ! Parcontre en Chine aucune pudeur ! La dernière fois on m’a proposé de me faire une piqûre dans le cul et donc d’enlever mon pantalon avec ma collègue de travail à côté, porte ouverte ! Perso j’ai très peur des aiguilles et dans les fesses encore pire alors j’ai fait une crise de panique. Je pleurais dans l’hôpital tout le monde rigolait ! Et pour ce qui est des médocs ils sont trop faibles pour moi donc je suis obligée de prendre des médocs français pour balancer…

  • 24 février 2017 à 18 h 57 min
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    Oui je te comprends, moi aussi mon médecin me manque. Ne pas pouvoir expliquer ses sensations précises et exactes dans la langue japonaise est un gros handicap et mon médecin en France me connaissait bien c’était plus facile. Pour les spécialistes qu’on ne voit qu’une fois par an, j’ai gardé mes toubibs français, mais pour les bobos du quotidien, il faut bien faire avec !

  • 24 février 2017 à 20 h 15 min
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    J’avoue qu’aller chez le médecin à l’étranger me fout pas mal la trouille.
    Bisous à toi! Merci encore pour ton article encore intéressant!

  • 26 février 2017 à 3 h 32 min
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    Oui ce n’est pas très agréable mais parfois on n’a pas le choix. Bisous à toi aussi et à très bientôt !

  • 3 mars 2017 à 21 h 58 min
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    C’est vraiment très intéressant, je n’ai lu que très peu d’articles sur le sujet, le tien est le bienvenu !

    Concernant la porte qui reste ouverte durant la séance, ça m’étonne d’eux, alors qu’ils sont plus pudique que nous ! Que le docteur ne nous touche pas vraiment est aussi assez étrange… Quant aux antibios, ce serait l’horreur pour moi, je ne guéris pas sans ça, je suis extraordinairement faible. ^^ »

    Bref, en-dehors de tout ça, il y a quand même quelques avantages… Je me dis toujours qu’on a à apprendre de chaque culture 😉

  • 4 mars 2017 à 2 h 41 min
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    Exactement, on a toujours quelque chose à apprendre des autres ! Et si certaines choses nous étonnent voire nous choquent, d’autres en revanche nous laissent à penser que l’on pourrait bien s’en inspirer 😉

  • 4 mars 2017 à 10 h 48 min
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    C’est super pratique les commentaires sur ton blog, on a pas à tout réécrire les informations à chaque fois (constat peu utile mais qui signifie que la flemme de tout recopier ne pourra pas l’emporter sur l’envie de commenter tes articles aha).

    C’est vraiment intéressant ces billets sur ta vie au Japon, je ne connais pas du tout cette culture et je trouve ça すごい de la découvrir un peu de cette manière !
    Je ne serai pas très à l’aise non plus pour la porte qui reste ouverte et l’absence d’auscultation (pas que j’aime qu’on me tripote mais ça me paraît un peu indispensable quand même pour un médecin :o). Par contre le fait de ne pas donner des médicaments à foison je trouve ça bien, à condition que ç soigne quand même, s’il faut passer son temps chez le médecin c’est pas terrible non plus !

    Ta bronchite est passée depuis ?

    J’ai essayé de me retenir de rire pour l’anecdote finale… Mais j’ai pas pu 😀 Ça pourrait totalement m’arriver aussi ^^

  • 4 mars 2017 à 10 h 51 min
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    Oui, merci, ma bronchite a fini par guérir mais ça a bien duré. Mais mes parents ont eu la même (ils me l’ont gentiment refilée à Noël) et ont été soignés en France, ils en ont eu aussi pour 2 mois alors… je pense que c’était un méchant virus. Cela dit, en France, on m’aurait quand même auscultée et on aurait fermé la porte 🙂 !

  • 3 juillet 2017 à 12 h 24 min
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    Pr bien souvent fréquenter les médecins au Japon, j’ai à peu prêt la même expérience que toi. Par contre, moi on me prescrit 5j d’antibio qui font correctement effet, pas 3. Et les patch pr la douleur (?) ont été super efficace contre ma tendinite au genou. Par contre, j’ai pas vu la tendance tout patch, ça doit varier selon les médecins. Pas vu non plus le matos des années 70.

  • 3 juillet 2017 à 14 h 38 min
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    Alors le matériel des années 70, ce n’est que chez les ORL que j’ai vu ça, ailleurs, c’est comme en France. Tant mieux si tu as été soulagée pour ta tendinite avec des patchs, moi je trouve que l’effet sur le moment est pas mal, mais ça ne dure pas. Pour les antibios, j’en ai eu parfois sur 3 jours, parfois sur 5 et ça a presque toujours fonctionné (sauf pour la bronchite dont je parle dans l’article). Mais j’avoue que je fais la tournée des médecins en France quand je rentre parce que c’est quand même plus simple de pouvoir s’exprimer dans sa langue, et rassurant de comprendre ce qu’on me dit 😉

  • 17 septembre 2017 à 21 h 56 min
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    J’adore tes billets sur ton expérience au Japon ! Je suis particulièrement fan du Japon moi-même et n’y suis allée que 2 fois mais je me prépare un prochain voyage. Je ne me lasse pas de ce pays !
    Ta remarque sur le rapport au corps chez le médecin m’a amusée car j’avais lu le livre d’une Japonaise en France qui, elle, a eu le choc de sa vie quand elle a dû enlever son haut, hahaha ! On n’était pas loin d’une scène équivalente à un viol pour elle.

  • 18 septembre 2017 à 12 h 55 min
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    Oh merci c’est adorable ! « Que deux fois », c’est déjà pas si mal ! Je te comprends, le Japon est fascinant et ce que tu écris à propos de la Japonaise qui consulte un médecin en France ne m’étonne pas ! Mon médecin japonais a dû croire que j’étais une femme aux moeurs légères de me déshabiller si facilement (juste le haut et en caraco pourtant !!!). Je te souhaite de bien profiter de ton prochain voyage par ici 😉

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