Lee-harper-oiseau-moqueurCe roman me faisait de l’œil depuis longtemps. C’est ma Sophie du fin fond de son Texas qui m’a décidée en me suggérant de le lire. Je n’avais aucune idée du thème (je ne lis jamais les critiques avant, quand je suis certaine de lire le livre un jour). Mais je partais avec un bon a priori puisque l’auteure était une amie de Truman Capote dont j’ai adoré De sang froid.

Bien m’en a pris (toujours écouter les copines). Ce roman est vraiment intéressant. Il raconte, du point de vue d’une très jeune narratrice de 6 à 8 ans surnommée Scout des événements du quotidien d’une famille américaine qui vit à Maycombe en Alabama dans les années 30.

Scout Finch vit avec son grand frère Jem (Jérémy) et son père Atticus lequel exerce le métier d’avocat. La mère de famille est morte il y a longtemps et Calpurnia, une domestique noire aide à l’éducation des enfants avec rigueur, justice et bienveillance. Calpurnia s’occupe aussi et surtout de la maison et en particulier de la cuisine.

L’histoire, sur fond de grande dépression économique, traite surtout du sort réservé aux noirs. L’Alabama fit partie des états confédérés et le racisme ambiant, hérité de la guerre de sécession, y est très important (cela est d’autant plus vrai en temps de crise). Et lorsque Atticus est commis d’office pour défendre un noir accusé d’un crime sur une blanche et se montre extrêmement rigoureux dans son travail de défense, les réactions sont nombreuses et souvent très négatives à l’égard de la famille Finch.

Le fait que tout soit vu à travers les yeux d’une enfant parfois dépassée par ce qu’elle voit ou entend est vraiment intelligent car sa naïveté est riche d’enseignement et en même temps très amusante. En effet, ce roman est une véritable ode à l’enfance : Scout et son frère Jem se lient d’amitié avec Dill qui passe tous ses étés à Maycomb. Leurs jeux, leurs craintes, leurs disputes, leur imagination débordante, notamment quand ils évoquent leur mystérieux voisin Boo sont vraiment plaisantes et parfois drôles.

« Jem fit une description plausible de Boo : il mesurait près de deux mètres, à en juger par ses empreintes ; il mangeait des écureuils crus et tous les chats qu’il pouvait attraper, ce qui expliquait que ses mains soient tachées de sang – si on mangeait un animal cru, on ne pouvait plus jamais en enlever le sang. »

Jean Louise de son vrai prénom, ne comprend pas bien ce qui se passe autour d’elle, et sa candeur rafraîchissante montre bien la mentalité de l’époque. Par exemple elle se comporte un peu comme un « garçon manqué », portant des pantalons et n’hésitant pas à frapper ceux qui lui manquent de respect. Bien sûr, cela lui vaut des remarques désapprobatrices de plusieurs personnes de la communauté : une petite fille doit devenir une dame et donc se comporter beaucoup mieux.

De fait, le sexisme et le racisme sont largement évoqués dans le roman. Le racisme ordinaire, né des préjugés, est d’autant plus solidement ancré chez les personnages que ceux-ci n’ont reçu aucune instruction. Idem pour le sexisme : les femmes sont bonnes à organiser des thés pour des charités, mais on ne les laisse pas faire partie d’un jury d’assise. La narratrice, elle, s’insurge progressivement contre ces choses lorsqu’elle est instruite par son père, homme mesuré caractérisé par son calme, son ouverture d’esprit et sa parfaite intégrité. Il inculque ses valeurs à ses enfants et l’on voit bien que l’éducation est primordiale pour combattre la bêtise et les idées reçues.

« En grandissant, tu verras des Blancs tromper des Noirs tous les jours, alors n’oublie pas ce que je vais te dire : lorsqu’un Blanc se comporte ainsi avec un Noir, quels que soient son nom, ses origines et sa fortune, ce Blanc est une ordure. »

Le titre fait référence à une sorte de dicton : « tuer un oiseau moqueur est un péché » présent dans le roman. L’oiseau moqueur est un animal qui chante particulièrement bien et que les apprentis chasseurs tirent pour s’entrainer au maniement d’une carabine. Dans le roman, deux personnages font penser à cet oiseau : Boo Radley, personnage énigmatique et très timide qui ne vit pas comme les autres et se trouve donc en marge, exclu. Il aura pourtant un rôle capital à la fin du roman. L’autre oiseau, c’est Tom, le noir accusé d’avoir commis un crime, et déjà condamné par la petite société de Maycomb avant même son procès en raison de sa couleur de peau. Ces deux personnages veulent vivre leur vie tranquillement mais sont des proies faciles, à l’instar des oiseaux. Et Atticus Finch se bat contre l’injustice qui leur est faite.

« Ce n’est pas parce qu’on est battu d’avance qu’il ne faut pas essayer de gagner. »

Ce roman est assurément très riche, empreint de réalisme et d’une grande vivacité, grâce aux nombreux dialogues émaillés de façons de parler typiques des habitants du comté, et notamment des personnes de couleur. Il paraît qu’il fait partie des grands classiques que l’on étudie au collège ou au lycée aux Etats-Unis.

Cependant dernièrement, en Virginie, ce roman a été interdit dans le cadre scolaire parce qu’il contient des injures racistes et surtout le terme « nègre« . Les personnes qui, sous prétexte de lutter contre le racisme ont pris cette décision n’ont apparemment pas compris grand-chose au roman, qui précisément dénonce les préjugés raciaux très marqués des années 30. L’accusation disant qu’Harper Lee n’a pas donné autant de poids à ses personnages noirs qu’aux blancs s’explique, me semble-t-il par le fait que l’histoire est précisément vue par une petite fille blanche et ne tient donc pas selon moi. Je sais qu’une seconde controverse a éclaté à la parution très récente du second roman de l’auteure, mais je ne puis en juger, ne l’ayant pas lu.

La force de cette œuvre, c’est qu’elle touche à des réflexions, idées et valeurs universelles. Mais depuis les années 60 où le roman a été publié, certains n’ont malheureusement pas beaucoup évolué et feraient mieux de relire ce grand roman qui n’a (hélas) pas vieilli. À mettre donc en toutes les mains, surtout celles des jeunes. Ah, j’oubliais, à donner aussi à ceux qui suivent la formation pour devenir policiers aux USA, ça pourrait leur être très utile 😉 Un très beau roman plein d’humanité.

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, de Harper Lee

Roman américain paru aux USA en 1960. 320 pages chez Livre de Poche. 

Titre original : To kill the mocking bird, traduit par Isabelle Stoïanov.

Prix Pulitzer en 1961

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36 commentaires sur “Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur de Harper Lee

  • 3 mars 2017 à 9 h 26 min
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    En effet, les individus à l’origine de son interdiction n’ont rien compris au roman ! Heureusement que des chroniques comme la tienne lui offrent sa juste valeur…
    (À offrir à Trump, également !)
    Sinon, comptes-tu lire la suite, Va et poste une sentinelle ?

  • 3 mars 2017 à 9 h 28 min
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    T’as raison, j’avais oublié Trump ! C’est marrant comme j’ai tendance à effacer de ma mémoire ce qui me dérange ! 😉 Merci en tout cas pour ton commentaire. Je ne pense pas lire la suite car apparemment son second roman est accusé de racisme par certains, mais on ne sait jamais, peut-être un jour aurai-je envie de le découvrir. Tu l’as lu ? J’ai vu que tu étais en train de lire Truman Capote, j’espère que ça te plait autant que ça m’a plu !

  • 3 mars 2017 à 9 h 32 min
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    Encore un livre à découvrir pour moi 🙂
    Et comme tu le dis il est d’actualité hélas !!

  • 3 mars 2017 à 10 h 26 min
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    Oui, je te le conseille, il est vraiment intéressant !

  • 3 mars 2017 à 11 h 22 min
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    Il me fait de l’oeil depuis un bon bout de temps. Merci pour ce partage qui me donne pour le coup vraiment envie de le lire. C’est compliqué de voir que les mentalités ont peu évolué.

  • 3 mars 2017 à 12 h 23 min
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    Moi aussi, ça faisait une éternité que je voulais le lire, et je ne regrette pas de m’être enfin lancée. Oui, c’est triste de voir que plus de cinquante ans après l’écriture de ce roman, les mentalités ont peu évolué…

  • 3 mars 2017 à 12 h 40 min
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    Non, je ne l’ai pas lu et je me tâte à le faire, au vu de la polémique que sa sortie a soulevée. Et oui j’apprécie beaucoup ma lecture de De sang froid, c’est un régal !!

  • 3 mars 2017 à 12 h 41 min
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    Oui je comprends, j’aime autant moi aussi rester sur cette bonne impression. Ravie que tu apprécies De Sang froid, c’est un de mes excellent souvenir de lecture.

  • 3 mars 2017 à 12 h 42 min
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    C’est amusant, j’ai découvert ce livre à travers d’une autre lecture où  » ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » était une lecture obligatoire dans un établissement scolaire américain. Je l’ai cherché et lu le mois dernier et j’ai beaucoup aimé ce livre où la rigueur morale du père de la narratrice est exemplaire. Il faut se rappeler qu’au début il est commis d’office pour prendre la défense de l’accusé et qu’il est lui aussi tributaire de la vision de l’époque où les blancs et les noirs ne se mélangent pas.
    La vie d’une petite ville du sud américain avec sa vie sociale riche et ses préjugés en font un livre remarquable. Dans la version que j’ai lu, il est indiqué que l’auteur n’a rien écrit d’autre et a eu du mal à accepter le succès de son livre.
    Quelle belle lecture et quels beaux personnages, à mettre entre toutes les mains.

  • 3 mars 2017 à 15 h 01 min
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    Oui c’est vrai que l’auteure a attendu plus de 50 ans pour écrire son second livre (très peu de temps avant sa mort), qui est la suite de ce roman, mais il a soulevé des polémiques car il serait empreint de racisme.

  • 3 mars 2017 à 15 h 11 min
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    Un très bon souvenir de lecture. Je me rappelle avoir été à la fois charmée par la facilité à laquelle je tournais les pages et l’engagement pris par l’auteure dans cette fiction. D’ailleurs j’ai prêté mon exemplaire qui n’est jamais revenu, j’espère qu’il a une chouette vie là où il se trouve actuellement! 🙂

  • 3 mars 2017 à 17 h 34 min
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    Oh c’est une jolie façon de prendre les choses que d’espérer une belle vie pour un livre qu’on ne t’a pas rendu ! Je crois que ce roman fait à peu près l’unanimité, c’est chouette !

  • 3 mars 2017 à 19 h 10 min
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    J’ai vraiment adoré ce livre, aborder des thèmes profonds avec le regard d’une petite fille est vraiment une super idée ! Je l’ai lu en anglais, donc j’ai eu un peu de mal avec tous les termes vraiment oraux, mais même ça n’empêche pas de toujours tourner les pages. J’hésite à lire la suite, j’ai peur d’être déçue…

  • 3 mars 2017 à 22 h 07 min
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    Ah oui, le lire en anglais, bravo, parce qu’à la fin du roman, même en lisant en français ce n’était pas si facile de comprendre certains mots ! Je te comprends très bien quand tu écris que tu hésites à lire la suite ; de mon côté, je pense que je ne la lirai pas car je souhaite rester sur cette bonne impression.

  • 3 mars 2017 à 22 h 35 min
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    Ca fait très longtemps que j’ai lu ce livre et j’en garde un très bon souvenir ! Je suis ravie qu’il t’ait plu 😉

    Quant à la polémique, je ne savais même pas qu’il y en avait une… Interdire le livre est contreproductif vu qu’il dénonce le racisme lui-même, et il est aussi extrêmement juste… Ca me donne bien envie de le relire d’ailleurs 😀

    Et j’ai De sang-froid de Truman Capote dans ma PAL, j’espère qu’il me plaira autant qu’à toi.

    (bon, j’arrête de te spammer de commentaires maintenant)

  • 3 mars 2017 à 23 h 14 min
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    C’est ce que je me suis dit aussi : pourquoi interdire un tel livre ? Il est le reflet d’une époque et d’un lieu du sud des États-Unis et montre bien que le racisme est stupide. Quant à De sang froid, c’est une tout autre histoire (d’après un fait réel) et si tu le lis, j’espère qu’il te passionnera !

  • 4 mars 2017 à 0 h 43 min
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    Il était dans ma liste d’idées de lectures depuis un moment mais avec ton billet il vient de remonter dans le top de la liste, merci !

  • 4 mars 2017 à 2 h 09 min
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    Moi aussi ça faisait quelques années que je voulais le lire, c’est chose faite et j’ai vraiment apprécié cette lecture. Espérons qu’elle te plaise tout autant 🙂

  • 4 mars 2017 à 10 h 41 min
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    J’aime beaucoup ta chronique, je partage totalement ton avis ! Si je ne l’avais pas déjà lu je suis sûr que je l’aurais mis en tête de ma wishlist là ^^

  • 4 mars 2017 à 10 h 52 min
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    Oui il vaut la peine, c’est un très bon roman et j’ai l’impression qu’il fait l’unanimité ! As-tu lu la suite ?

  • 4 mars 2017 à 11 h 10 min
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    Non je n’ai pas lu la suite et je ne suis pas sûre de la lire, j’ai tellement aimé celui-ci que j’ai peur d’être déçue… Enfin, peut-être qu’un jour je m’y mettrai, on ne sait jamais !

  • 4 mars 2017 à 11 h 13 min
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    J’ai exactement la même réaction que toi, je préfère rester sur une note très positive.

  • 4 mars 2017 à 23 h 39 min
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    J’ai lu ce roman cela me paraissait important et je n’ai pas regretté au contraire. Je ne peux pas dire que j’ai apprécié ma lecture pourtant j’ai aimé son message et la narratrice si débordante de vie et d’innocence. Roman à lire sans aucun doute mais pas un coup de coeur pour moi.

  • 5 mars 2017 à 0 h 52 min
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    Je trouve aussi que le message était intéressant, mais aussi la peinture de la société américaine de cette époque dans les états du sud. Pour moi, c’est un très bon livre, mais pas forcément non plus ce qu’on peut appeler un coup de coeur ou un livre qui changera ma vie.

  • 5 mars 2017 à 4 h 03 min
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    Me voilà du fin fond de mon Texas ma Sandra !!!!!

    Alors déjà, je dois te tirer mon chapeau… Quand je t’ai conseillé le livre, j’avais lu environ 50 pages. Tu l’as acheté, lu et chroniqué, alors que je l’ai même pas encore fini ! 😀 Mais j’ai deux bonnes excuses qui m’obligent à lire lentement, ils ont 6 et 3 ans 😉

    Comme tu le sais, j’ai adoré ce livre, qui me touche d’autant plus que je vis dans le Sud des US et que j’imagine tout à fait ce genre de petite ville des années 30 là où je vis. Le racisme est une vraie problématique aux US, et j’ai eu l’occasion d’aller dans des villes au fin fond du Texas où on imagine aisément que ce genre de procès ait pu se dérouler…

    Ce livre est pour moi une prouesse littéraire, puisqu’à travers les yeux et la parole de Scout, l’auteure transmet toutes ses idées sur le racisme, le féminisme, la justice et l’enfance. Elle est pour moi omniprésente dans tous les personnages, notamment derrière la sagesse et la droiture d’Atticus. Je ne comprends pas comment on peut dire que ce livre est raciste. Tom Robinson et Calpurnia sont décrits comme des personnages justes, attachants, dévoués et bons, ce qui n’est pas le cas du méchant (blanc) de l’histoire qui est on ne peut plus stupide. On sent une injustice terrible à l’issue du procès, qui décrit bien la situation de l’époque.

    Mon seul regret, c’est de l’avoir lu en français… J’ai trouvé que certaines tournures de phrases sonnaient mal, ce qui n’est pas le cas dans la version originale je suppose. Je me lancerai peut être un jour dans la VO si j’ai le courage !

    Merci pour ta chronique !

  • 5 mars 2017 à 4 h 23 min
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    Merci pour ton long commentaire, Sophie. Moi j’ai une excuse pour l’avoir lu assez vite, c’est que j’ai pris l’avion. Or pour combler les interminables attentes à l’aéroport et pendant les vols, j’ai toujours ma liseuse dans le sac 😉
    J’imagine bien en effet à quel point ce roman peut te toucher, toi qui vis justement à peu près là où se déroule l’intrigue, et là où le racisme persiste encore, hélas ! Comme toi, j’ai beaucoup apprécié les personnages et c’est vrai que même si les noirs sont moins développés que les blancs (mais la narratrice est blanche, ceci explique cela), Tom et Calpurnia sont généreux, honnêtes et foncièrement bons. Merci donc de m’avoir poussée à le lire, c’est un roman que je suis très contente d’avoir découvert. Quant à le lire en anglais, bravo si tu y arrives, je ne suis pas sûre d’avoir le niveau suffisant ou en tout cas ça me demanderait beaucoup plus de temps et de concentration. À très vite Sophie !

  • 7 mars 2017 à 9 h 12 min
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    Un de mes chouchous absolus <3 <3 <3 Joli billet !

  • 7 mars 2017 à 9 h 34 min
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    C’est un roman qui plait vraiment, si j’en juge par vos commentaires !

  • 11 mars 2017 à 10 h 54 min
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    Bonjour!
    J’ai moi aussi beaucoup aimé cette lecture. La naïveté de cette Scout est vraiment intéressante pour cette histoire. J’ai beaucoup aimé Atticus, ce père, peu rigide envers ses enfants mais qui les éduque tout de même mieux que personne de par sa sagesse.
    Ta chronique est très bien faite je trouve, on sent quand tu as aimé ce livre.
    Je te conseille vivement Va et Poste une Sentinelle (le Tome 2). Beaucoup de personnes ont été un peu déçu, mais personnellement je l’ai trouvé bien (même si le 1er tome est le meilleure).
    Bonne journée à toi

  • 11 mars 2017 à 10 h 59 min
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    Merci pour ton message et ton compliment 🙂
    Je ne sais pas si je lirai le suivant car j’ai entendu qu’il serait raciste ? Toi qui l’as lu, qu’en penses-tu ?

  • 11 mars 2017 à 15 h 08 min
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    Raciste ?
    D’abord, il faut noter que bien que ce soit le deuxième tome, il a été écrit longtemps avant le premier, et que par conséquent, il peut y avoir un décalage dans le message…
    En fait, dans le deuxième tome, c’est Atticus qui semble être devenu raciste… Et c’est ce qui a fait polémique. C’est moi aussi ce que j’ai cru au long du roman et j’étais très déçue, mais à la fin j’ai essayé d’interpréter cela différemment, ne pouvant me résoudre à faire descendre Atticus du pied d’estale sur lequel je l’avais mis. J’ai peut-être mal-interprété. Les gens ont peut-être raison…

  • 11 mars 2017 à 15 h 43 min
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    C’est ce que j’avais lu aussi mais je trouve cela très étonnant puisque dans le premier tome, Atticus est le contraire même du racisme… Je préfère rester sur ma très bonne impression du premier tome.

  • 11 mars 2017 à 17 h 01 min
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    d’accord comme tu veux 😉
    Sur livraddict tu m’as dis qu’on avait un peu les mêmes gouts littéraires & tu as raison la plupart de tes chroniques sont sur des livres que j’ai lu ou que j’envisage de lire 😉
    C’est chouette

  • 12 mars 2017 à 0 h 12 min
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    Oui, c’est même super chouette !!! J’espère donc que ton petit souci est réglé et que mes messages sur ton blog apparaîtront, je vais aller voir ça. 🙂

  • 23 mai 2017 à 20 h 11 min
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    Coucou! Ton avis est très juste et je te rejoins entièrement. C’est quand même hallucinant de voir qu’au 21ème siècle, les choses ont peu évolué en matière de racisme… Et interdire ce livre (je ne le savais pas) ça relève de l’inconscience et de la bêtise… certainement voulus par des gens qui ont lu le roman en diagonale.
    Sinon tu avais raison (message que tu m’as laissé sur le forum présentation de livraddict), au vu d’un premier aperçu de ton blog, il me semble que l’on a beaucoup de points communs niveau lecture et voyage. Je suis une amoureuse du Japon. Je suis fascinée par ce pays si opposé au notre. J’aime cette culture très différente de la notre, les gens tout simplement, leur gentillesse, leur respect, les paysages, la nourriture et pleins d’autres choses. J’y suis allée une fois et j’aimerais vraiment y retourner, et c’est peu dire lol.
    J’espère que j’aurai l’occasion de discuter avec toi. A bientôt.

  • 23 mai 2017 à 23 h 37 min
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    Merci pour ton message et bienvenue dans mon petit univers ! Je suis contente qu’il te plaise (mais qui n’aime pas le Japon ? ^^ !) Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur est un très beau livre et assez moderne pour l’époque. As-tu lu De sang froid de son ami Truman Capote ? Harper Lee s’est très largement inspirée de lui pour faire le personnage de Dill.

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