Oscar et la dame rose d’Éric-Emmanuel Schmitt

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Lors de vacances, plusieurs livres traînaient dans le gîte que j’avais loué. J’ai choisi celui-là un peu au hasard, à cause de l’auteur que je connaissais très peu et à cause de sa taille : je n’avais pas beaucoup de temps à passer dans ce gîte, et il fallait que j’aie le temps de finir le livre. J’ai été surprise de voir qu’il s’agissait plutôt d’un ouvrage destiné à la jeunesse. Seconde surprise, le genre est assez inclassable : ce n’est pas vraiment un roman, ni un conte philosophique, ni une pièce de théâtre et pourtant, c’est un peu tout cela à la fois.

Il s’agit de quatorze lettres écrites par Oscar, cloitré dans un hôpital pour soigner son cancer. Dans chacune d’elle, il s’adresse à Dieu. Dans la quatorzième et dernière lettre c’est Mamie-Rose qui s’adresse au même destinataire. Oscar est un enfant de 10 ans qui comprend que ses jours sont comptés. La greffe de moelle osseuse censée soigner sa leucémie ne semble pas avoir été un succès. À l’hôpital, il s’est lié d’amitié avec une des dames en rose qui rendent visite aux malades, et qu’il a affectueusement surnommée Mamie-Rose car il s’est attaché à cette grand-mère de substitution. Cette dernière, chrétienne, lui soumet la voie de la foi et parle avec lui à la manière d’un philosophe et son disciple, comme dans un dialogue socratique, comme ici, lorsqu’ils observent un Christ sur la croix.

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Meursault contre-enquête de Kamel Daoud

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Comme j’avais beaucoup aimé L’Étranger de Camus, lorsque le roman de Daoud était sorti, je m’étais promis de le lire un jour. Le temps a passé et j’ai profité des vacances pour l’acheter. J’avoue que j’ai eu un peu de mal à lire ce roman. Le récit est mené à la première personne. Le narrateur, c’est Haroun, le frère de l’Arabe tué par Meursault. Il est âgé et s’adresse à un interlocuteur qui n’intervient à aucun moment. Je trouvais intéressant de se positionner du côté de la victime, de décaler le point de vue. Le narrateur raconte comment il a été marqué par le meurtre de son frère sur la plage.

En effet, leur mère M’ma ne s’est jamais remise de la perte de son enfant et a enfermé son deuxième fils dans le deuil, la mort, la culpabilité d’être vivant alors que son frère était mort. Le roman aborde donc la difficile relation mère-fils après une telle tragédie. Le personnage de la mère, du point de vue du fils, est sans concession et malgré tout mêlé de tendresse :

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Harry Potter and the cursed child de Jack Thorne et John Tiffany

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Aujourd’hui, je vous propose un article invité de ma Potterhead préférée, Ila, car je n’ai pas souhaité lire cette pièce de théâtre. Je lui laisse donc la plume :

Ça y est. J’ai acheté puis lu Harry Potter et l’enfant maudit, la suite de la fameuse saga qui avait enchanté mon enfance et m’avait donné le goût de lire.

Comme prévu, on y découvre les aventures d’Albus Severus Potter, le fils d’Harry, et la difficulté de leur relation père/fils. Aux côtés de ce nouveau héros, on découvre Scorpius Malfoy, son meilleur ami.

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Hiroshima

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Voici le triste anniversaire de l’explosion de la première bombe nucléaire sur le Japon. En cette période de vacances estivales, ce sera mon unique billet « voyage » du mois d’août. Habitant au Japon, il me semblait tout à fait logique d’aller à Hiroshima dont on m’a tant parlé au collège et au lycée. J’avais vu des fictions et des reportages sur ce qui s’est passé le 6 août 1945, mais rien ne remplace une visite in situ

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