Une langue venue d’ailleurs d’Akira Mizubayashi

mizubayashi-langue-ailleursCe livre m’a été prêté et m’a beaucoup intéressée (merci Joëlle !). Il a été écrit en français par un Japonais qui s’est pris de passion pour la langue française. C’est justement le thème de ce livre qui oscille entre récit autobiographique et essai. Il s’agit d’un texte exigeant rédigé par un intellectuel très cultivé qui manie la langue française à la perfection dans un style classique très rousseauiste, ce qui est très agréable.

Le récit commence par expliquer que dans le contexte socio-politique troublé de la fin des années 60 (j’ignorais d’ailleurs que les événements de mai 68 avaient aussi existé au Japon à la même époque) l’auteur, âgé alors de 17 ans ne parvient pas à trouver dans sa langue des ressources suffisantes pour exprimer ce qu’il a à dire. Sa langue maternelle le frustre, il la trouve trop étroite pour sa pensée. Et c’est là qu’il découvre un philosophe japonais dont les travaux sur la langue française le touchent en plein cœur.

L’auteur évoque ensuite son enfance. Akira Mizybayashi naît et vit au Japon. Son père, homme bienveillant s’il en fut, l’initie, lui et surtout son frère à la musique dès leur plus jeune âge.

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Le médecin au Japon

Un jour ou l’autre, il faut bien se rendre chez le médecin. Les cabinets médicaux s’appellent tous « cliniques » ou « hôpitaux ». Donc si on vous dit que Machin est à l’hôpital, ne faites pas une attaque, il est peut-être juste allé faire une visite de routine chez son généraliste. 

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La première fois que j’ai eu besoin d’y aller, je me pointe comme une fleur au cabinet d’une dermato un samedi matin pour convenir d’un rendez-vous. L’extérieur du cabinet ressemble à une maison, il n’y a pas de plaque comme chez nous, mais des inscriptions en kanji peintes en couleur verte sur le mur.
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La succession de Jean-Paul Dubois

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Ceci est … mon 100e billet sur le blog et je suis contente de le rédiger au sujet d’une lecture qui m’a bien plu ! C’est encore mon amie Sandrine qui m’a passé plein de livres aux vacances de Noël que je remercie de me faire découvrir de nombreux romans, dont La Succession.

Paul Katrakilis, au début du roman, vit en Floride des cachets qu’il touche en jouant à la cesta punta devant un public de parieurs. Il est jeune, talentueux et vit là entouré de ses amis, notamment son collègue le Cubain Epifanio surnommé Nervioso. On apprend qu’il a laissé depuis des années sa famille en France dont il ne se sent pas proche et qu’il est très conscient de son bonheur présent dont il profite de manière simple, entre son petit bateau, sa jolie voiture et surtout ses parties de pelote basque dont il ne se lasse pas.

Mais ce bonheur bascule soudain car Paul se voit obligé de rentrer en France pour régler une succession : son père vient de décéder. Ce n’est pas tant la mort de son père qui l’attriste, père avec lequel il n’avait plus de relations depuis plusieurs années, c’est plutôt le fait de devoir quitter, au moins temporairement, l’univers dans lequel il s’était expatrié et où il vit heureux.

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